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 • Laissons la vie nous guider - LIBRE

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MessageSujet: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Ven 19 Juin - 23:39

Gayrfressa
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Laissons la vie nous guider


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Les yeux rivés vers l'horizon, la cuivrée observait le soleil levant. A un juger par les magnifiques teintes orangées voire rosées que prenaient le ciel et rares nuages présents dans le ciel, la journée s'annonçait belle. Cela la ravissait. Une journée chaude et ensoleillée, n'était-ce pas merveilleux ? Alors que tout semblait aller au plus mal, une belle journée remontait le moral. Et le soleil, cette boule de chaleur s'élevant peu à peu au-dessus de la mer, n'était-il pas magnifique ? Si imposant, si chaud, mais si doux. L'alezane sentait son moral monter en flèche en ce sympathique début de matinée.

Elle s'était avancée quelque peu dans l'eau jusqu'en dessous de ses jarrets. A présent immobile, elle avait les yeux clos et la tête haute. Son chanfrein dégagé, elle prenait le soleil tranquillement pendant qu'elle inspirait l'air marin matinal alors que les vaguelettes écumantes venaient se briser sur ses membres. Elle essayait de savourer au maximum cet instant de paix. Sur l'île, il était tellement courant d'être constamment dérangé par Pandore et ses sbires qu'il valait mieux profiter de chaque instant de calme. Alors elle resta ainsi, de longues minutes durant. Aimant profondément le soleil, Gayrfressa aurait pu passer sa journée dans cette position. Mais cela était impossible. Tôt ou tard, sa peau brûlerait sous les rayons solaires. Une fois à son zénith, il frappait fort ce coquin. Alors l'alezane comptait profiter de son réveil avant de se mettre à l'ombre une fois le jour bien entamé. Elle avait encore le temps, certes.

Quelques dizaines de minutes plus tard, la Demoiselle s'en allait doucement vers le sable. Elle comptait trotter le long du rivage un moment encore avant de rejoindre des terres plus retirées. « Plof, plof » faisait-elle. Un sabot se posant sur le sable humide faisait toujours un son original. Et , curieusement, cela lui plaisait beaucoup. Alors portée par ces petits sons, elle filait d'un trot léger qu'elle avait appris d'un étalon aux oreilles croissant de lune. Une vague de tristesse l'envahit. Il lui manquait. Ils ne cessaient de se perdre de vue. Mais leur dernière entrevue lui semblait bien trop lointaine pour en espérer une nouvelle. Alors, doucement, elle se perdit dans la mélancolie. Jusqu'à ce qu'une merveilleuse petite voix la retire de ses déprimantes pensées.
Vivre. Elle devait vivre. Et pour cela, il fallait profiter de ce qu'elle avait. Il fallait profiter du moment présent. Gayrfressa se lança alors dans une course à la joie. Au grand galop, elle avala une bonne distance de la plage. Les sabots dans l'eau, elle couvrait son ventre et ses membres d'eau et de sable à chaque foulée mais qu'importe. Elle était heureuse d'être là, en forme. Et vivante.

Sa course folle s'arrêta finalement lorsqu'elle rencontra sur sa route un merveilleux petit papillon. L'alezane ne pu s'empêcher de freiner pour contempler la petite chose qui, sûrement prise d'une fatigue passagère, se posa sur les crins de la douce jument. Toute contente, elle s'immobilisa pour offrir à la petite bête un repos sans secousse. Gayrfressa ne se doutait pas que sa joie solitaire serait bientôt rejointe.

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Une citation pour la route accompagnée d'une Fraise-sucette:
 
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Ven 3 Juil - 18:17

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Texas marchait depuis un bon moment déjà. Faisant claquer le creux de ses sabots au contact du sable aqueux qui jonchait l'étendue sauvage de la plage. Les vagues venaient s'échouer doucement à quelques pas de lui, moussant et laissant son écume caresser les grains blonds qui se noyaient gentiment à l'horizon. Le son du vent et des remous aquatiques berçaient les environs, plongeant notre jeune étalon dans une marrée de songes dont il aimait souvent s'y perdre. Et marchant, les yeux fermés, il laissa ses jambes le porter.

L'eau fraîche venait de plus en plus vers lui, frôlant les quelques poils qui tombaient le long de ses sabots. Il sentit le liquide froid lui papouiller les pieds et sourit. Ce n'est pas qu'il était spécialement heureux, disons qu'il avait appris à apprécier les moments de solitudes et les petits plaisirs que dame nature offrait.
Le vent faisait voleté les quelques crins pas encore assez humides pour tomber le longs de son encolure, ses crins de jais qui venait frotter son visage et chatouiller ses oreilles qui, elles, étaient pointées vers l'avant. Il se sentait bien.

Quand au loin il entendit des clapotis sur le sable. Une jument. Une jument qui avait l'air de s'éclater. Puis elle s'arrêta, à seulement quelques mètres mais ne semblait pas avoir remarqué la présence de Texas. Elle regardait sa crinière sur laquelle s'était posé un papillon. Il avança alors lentement et se planta devant elle. Elle ne semblait toujours pas l'avoir vu. Il entreprit alors de briser le silence afin de capter son attention, le museau juste devant elle.

Bonjour.

Il arbora un beau et large sourire.
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Ven 3 Juil - 21:30

Hannibal [PNJ]
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Son palais ne le trompait pas. Une odeur qui passait par ses naseaux duveteux et sombres, et qu'il connaissait. Fruitée, douce, elle ne piquait pas. Elle était comme une plume qui vous caresse le nez. Sucrée à souhait, peut être bien même qu'il y manquait un peu d'acidité. Mais il savait bien que la propriétaire de ce parfum était incapable de faire du mal à une mouche. Elle ne savait que balancer de l'amour à qui le voulait, et se retrouvait bien dépourvue de répartie, lorsqu'on lui tirait dans les pattes une pique verbale placée et habile. La gentillesse incarnée. Bien trop inintéressante.

Et tout ce qui était inintéressant, méritait simplement le titre de gibier. Elle avait beau être douce, et gentille, elle n'était aux yeux d'Hannibal, que fioriture. L'on soufflait dessus un peu fort qu'elle se plaignait et s'envolait, tellement elle était fragile. Il était généreux de lui accorder le jeu de la chasse. Elle ne le méritait presque pas, tellement elle était ennuyeuse. Cela se lisait même dans son comportement. Si vive lorsqu'un bruit venait troubler sa tranquillité. Si habile, de trembler. Ses naseaux se pincèrent lorsqu'il sentit la crainte venir lui piquer le nez. La crainte, la peur, il ne s'en délectait que quand il la provoquait. Lorsque tout devenait plus intense.
Mais l'alezane, qu'il n'avait rencontré qu'une fois -et cela lui avait suffit- empestait si souvent l'affolement que le goût s'en échappait à peine l'on tentait d'en avoir une minuscule bouchée. Du gâchis.

De là où il se tenait, à l'ombre des arbres de la forêt enchantée, sa robe sombre le camouflant au regard et le vent contre lui empêchant son parfum subtil d'aller frétiller aux naseaux d'inconnus, il pouvait aisément observer sa proie du jour se prélasser dans l'eau. Non loin, un très jeune étalon s'en approchait. Hannibal lui accorda un regard de quelques secondes, assez pour se rendre compte qu'il était fraichement débarqué sur Falöna Synaë. Il profita de cet instant pour le goûter, son palais expérimenté et rodé se délectant de l'innocence intouchée du plus jeune.
C'était beau. Magnifique. Dommage que les belles choses ne soient pas faites pour durer.

Mais Hannibal n'était pas pressé. Il avait tout son temps. Aussi décida t-il de rester encore à l'ombre des arbres, sous la fraîcheur du toit végétal, à regarder et analyser les êtres qui se pavanaient dans la mer.
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Ven 3 Juil - 22:17

Pearlqueen
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Une belle journée ensoleillé aujourd'hui, une journée de plus à s'ennuyer... J'étais partie examiner la plage azur, un endroit que j'apprécie énormément regardant chaque trace de sabot laissé dans le sable fin. Mais aucun ne correspondant à la taille de ceux de Sparrow... Je murmure:

-Mais où est-il bon sang ?!

Je secoue la tête de gauche à droite, je me dit qu'il est parti en mission pour Pandore, ou je ne sais pas. Mais il est encore vivant je le sens... Je laisse échapper un soupir, et relève la tête, un regain d'énergie s'empare de moi. Et je reprend ma marche d'un pas plus actif, et rentre dans l'eau salé tout en regardant l'horizon. Je pivote sur mes postérieurs et regarde tout autour de moi j'ai l'impression de ne pas être sol ici, j’entends des voix.
La brise qui plane ici m'apporte des odeurs assez différente. Mais une ne met pas inconnu... Texas... Si jeune... Si inconscient... Si pathétique...
Je ne peux que soupirer, il est partout lui... Puis soudainement le vent change de sens... Encore et toujours ici... Je sens l'odeur de la forêt venir ce mélanger avec l'odeur marine qui plane en contre bas sur la plage. Mais je me sens observée les oreilles en alertes, j'ai beau écouter, sentir. Mais rien ne me viens. Mais je sens que quelqu'un d'autre est en cet endroit. Quelqu'un d'autre que le jeune cheval au yeux bleue et son inconnue....
Je reste donc là au aguets sans pour autant m'inquiéter aucune peur en moi je m'en fiche. Je suis la immobile, dos à la mer regardant le paysage, dans un silence qui me conviens parfaitement....
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Sam 4 Juil - 20:38

Rashieka
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Nostalgie. Cette vieille amie ne cessait de la hanter. Nostalgie de ces temps révolus, de ses bonheurs depuis bien longtemps fanés. Elle l’accompagnait partout. Tout le temps. Dans le moindre sillon d’une écorce. Dans le moindre murmure du vent. Au détour d’un chemin, il lui arrivait même de se croire encore en son royaume, prenant tel chêne pour celui qui bordait son royaume, telle pierre pour la gardienne de ses jeux d’enfants. Et les souvenirs lui revenaient, terribles fantômes, messagers d’amertume et de mélancolie. Dans le vent chantait ses rires d’enfants, dans l’ombre des feuillages se dessinaient les silhouette de ses sujets. Elle pouvait presque sentir leur odeur s’élevait au-dessus de l’humus. Mais jamais ces ombres ne prenaient vie. Ils s’évaporaient en poussière de rêves brisés. Alors seulement la Reine s’éloignait, arpentant sans relâche cette forêt dont elle connaissait désormais les moindres recoins. A la recherche d’autres réminiscences de son passé glorieux, perdues dans la poussière des âges.

Deux ans s’étaient écoulés depuis son arrivée sur l’île. Deux ans depuis sa dernière rencontre avec Namibian. Deux ans, rythmés par une unique rencontre, celle d’un étalon cremello qui laissait un goût amer à la souveraine. Deux ans de solitude. C’était ce qu’il lui avait fallût pour se remettre, pour faire son deuil. La jument s’était faite une raison : elle ne rentrerait jamais chez elle, et elle ne reverrai jamais son ami. Cette simple pensée noyait ses prunelles fauves derrière un rideau aqueux. Et dire qu’elle était jadis connue pour son insensibilité ! Elle était bien loin la Reine majestueuse et respectée de tous ! Mais encore une fois, l’Acajou s’y était accoutumée. La Dame d’Emeraude n’était plus. Elle était une vagabonde, désormais. Et aussi désagréable que cela sonnait à ses oreilles, elle ne pouvait rien y changer. En revanche, une vérité demeurait : son attachement aux forêts. Malgré la solitude et la plaie béante qui ceignait son cœur, la Dame trouvait un certain réconfort à errer dans les bois. Si elle fermait les yeux, elle parvenait presque à se persuader qu’elle était toujours là-bas. Dans sa patrie chérie. Aussi était-elle demeurée dans les profondeurs des bois depuis sa rencontre avec le crème, estimant que la compagnie des animaux de la forêt était bien plus agréable que celle de ses paires. Ils étaient beaucoup moins présomptueux, ce qui n’était pas sans déplaire à son orgueil ébranlé.

Aussi, en cette matinée ensoleillée avait-elle décidée de s’adonner à son activité préférée : errer en compagnie de ses souvenirs adorés. D’aucuns pourrait penser que cela relever du masochisme, que cette attitude était loin d’être saine. Sans doute aurait-il eût raison. C’était douloureux. Terriblement même. Mais d’une douleur que l’on chérie. Cette douleur dont elle se délectait. Pour ne pas oublier ce qu’un jour elle avait été.

La Dame errait donc. Se fondant à merveille dans les sous-bois. Une vie entière passée à l’ombre de la canopée lui avait conférée une extraordinaire agilité, couplée d’une discrétion à en faire pâlir d’envie le meilleur prédateur de ces bois. Jadis, on la comparait même à un esprit des bois tant elle semblait se fondre avec son environnement. Cela n’était pas pour rien.

D’un regard absent, Rashieka effleura les écorces rugueuses, les feuillages baignant dans le Soleil naissant, les roches colonisées de mousse. Ses naseaux inspirèrent avidement cet air au parfum d’antan aux accents boisés, mêléd’une touche iodée. A cette découverte, la caramel releva la tête, les oreilles pointées subitement vers l’avant. Quasiment imperceptible, le roulis des vagues coulait sous le chant des oiseaux. La jument secoua la tête, comme pour se sortir de ses rêveries incessantes. Jamais elle n’aurait pensé attendre la plage d’azur aussi rapidement !

Lentement, l’alezane parcourût le peu de distance qui la séparait de l’orée de la forêt. La mer s’offrit alors à son regard, magnificente dame d’azur venant épouser langoureusement la terre sablonneuse. Les sabots d’airains de la Dame se figèrent à l’exacte frontière entre forêt et plage, offrant à la jument un splendide panorama sans la priver de l’ombre protectrice des sous-bois. Le regard de la Dame se perdit dans l’étendue ondoyante. Ce vaste royaume sur lequel un certain étalon palomino avait un jour régné…La jument secoua aussitôt la tête. Non ! Elle ne voulait pas penser à Nami ! Pas encore. Mais le mal était déjà fait...

Et les larmes coulaient drues sur ses ganaches tandis que son coeur saignait. Impuissante, vaincue, Rashieka se mordît les lèvres. Voilà pourquoi elle évitait l’Océan comme la peste. La simple vue de ce royaume azuréen suffisait à lui lacérer le cœur. Bien trop consciente du spectacle pitoyable qu’elle offrait, l’acajou s’apprêtait à rebrousser son chemin lorsque son regard fût attiré par la silhouette floutée d’une jeune jument. Cette dernière courrait, éphèmère et légère, épousant cet océan qu’elle haïssait tant. Sans savoir pourquoi, cette vision stoppa le mouvement de recul de la souveraine. Elle ignorait qu’une telle allégresse pouvait encore exister, alors que son propre monde n’était plus que cendres. Une étrange confusion de sentiment la prit alors. Mélange subtil de jalousie envers cette jeune insouciante, de tristesse pour son innocence qui un jour ou l’autre serait briser et d’attendrissement pour sa naïveté.

Tapie dans l’ombre, Rashieka observa alors l’Alezane être rejointe par un jeune étalon aux formes plus qu’avantageuse tandis qu’une silhouette sombre se profilait à l’autre bout de la plage. Une idée folle vînt alors à l’acajou : et si elle les rejoignait ? Elle avait vécût seule pendant deux ans, un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal. Oui, mais… était-elle seulement capable de leur parler normalement ? Elle qui n’avait conversé qu’avec des vassaux ou des souverains au cours de sa vie, pourrait-elle échanger avec ces simples mortels d’égal à égal ? Comme avec Nami ? Elle n’en était pas sûre. Refrénant sa soudaine soif de compagnie, la jument se décida à observer la scène, se réservant d’entrer en scène plus tard si elle s’en sentait capable. D’autant plus que le vent lui charriait un odeur suplémentaire, en provenance des sous-bois. Se détournant de la scène de la plage, Rashieka sonda la forêt et ne tarda pas à découvrir l’ombre d’un fier étalon, observant la scène lui aussi. Cette vision fît sourire la Dame. Au moins elle n’était pas la seule à espionner les jeunes chevaux. Cela la rassurait, quelques part. Néanmoins, une chose la dérangeait chez l’inconnu. Quelques chose dans son odeur, qui le différenciait des autres chevaux. Mais Rashieka n’arrivait pas à mettre le doigt sur quoi…
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mar 7 Juil - 16:14

Mada
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☼ GAYRFRESSA ▬ TEXAS ▬ HANNIBAL PEARLQUEEN ▬ RASHIEKA ▬ MADA ☼
« C'est souvent en compagnie des êtres avec qui l'on pense le moins apprendre qu'on apprend le plus. » de François Gervais

© Yamashita d'épicode


Clic. Clop. Clic. Clop.
C'est d'un pas lent que l'Isabelle longeait le bord de la mer bleue. Ses sabots chantonnaient à chaque fois que l'eau azurée caressait le sable doux. C'est tôt à l'aube qu'elle s'était éclipsée des bois, pour rejoindre la plage, recherchant toujours plus de calme et de solitude. Levant son nez au ciel, son regard se posait sur la toile du matin, qui se paraît de ravissantes couleurs. Partant d'un orange flamboyant à un doux violacé. La boule de feu s'élevait aussi lentement que les pas de la jument. Ses tendres rayons du matin caressaient le pelage de la Dame. Qui portait jadis, une robe qui concurrençait le soleil.

La journée s'annonçait chaude. Et ensoleillé rajoutait la Boule de feu qui s'élevait toujours plus dans le ciel, étirant ses puissants rayons brûlants sur le monde, éclairant l'île – sinistre en son coeur - de la Déesse. Il est assez drôle que la Dame Dorée, qui cherchait un peu de fraîcheur, se retrouvât à marquer le sol sableux de ses pas. Bien qu'elle aurait, finalement, aimé rester à l'ombre de ses arbres, tant la chaleur commençait à son corps. Elle se devait de longer la mer pour rejoindre l'entrée de Kalgoath. Ils étaient encore bien peu nombreux, pour que l'un de ses guerriers se permette de vagabonder sur l'île, flânant au soleil.

Clic. Clop. Clic. Clop.
C'est d'un pas fatigué que l'Isabelle marchait le long de la mer bleue. Ses sabots s'enfonçaient lentement dans l'eau azurée, jusqu'à ce que celle-ci arrive à ses genoux. C'est tôt ce matin qu'elle s'était éloignée de la forêt, pour rejoindre la plage, recherchant toujours plus la limite de ses terres. Levant sa tête vers le lointain, ses prunelles sombres se posaient sur l'horizon, où se dessinait l'île de Kalgoath, refuge et repaire de ses guerriers. De là où elle se tenait, ses terres lointaines semblaient bien plus lumineuses et accueillantes. Elle semblait comme un point de paradis imprenable que l'on rêvait de toucher. Comme le soleil.

Soufflant doucement des naseaux. L'eau limpide massait ses membres engourdis par tant d'années passées. À vivre, à survivre, à combattre et à fuir. Soufflant légèrement d'apaisement. L'eau claire contre ses membres semblait calmer quelque peu ses maux. Jamais elle n'avait pensé vivre suffisamment longtemps pour connaître ce qu'était la vieillesse. Mais maintenant, elle était en plein dedans et elle s'approchait même de la fin. Elle vivait avec la rouillure de ses engrenages. Il lui devenait difficile de vivre sur cette île ; Où survivre était la principale préoccupation de bon nombre d'êtres.

Une voix. Plusieurs présences.
La Dame Dorée ralentissait son allure déjà lente, s'arrêtant. Le port de sa tête se redressait alors que son regard se posait sur les chevaux au loin, trônant près de l'eau. En tendant son nez et en penchant la tête sur le côté, ses yeux se plissèrent légèrement. Une Alezane. Cette Alezane lui était familière. Oui. Le champ des morts. Contrairement au jeune étalon qui se tenait à côté d'elle. Sans bouger la tête, ses yeux se posèrent sur une jument sombre qui était, elle aussi les membres dans l'eau, mais complètement à l'opposé de l'Isabelle. Ses yeux se fronçèrent un peu plus, alors qu'un frisson quelque peu désagréable longeait son échine.  

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Quand la douceur d'une sucette calme les maux. :
 

C'est en regardant le ciel que j'ai compris que je n'étais rien. :
 

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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mar 7 Juil - 18:43

Gayrfressa
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Si petite créature éphémère dont l'innocence se répandait à la vitesse d'un cheval au galop. Si doux, personne de censé ne pouvait lui faire de mal sans en éprouver ensuite de la culpabilité pour avoir blessé une si frêle créature sans défense. Si fragile, le moindre coup de vent et il disparaîtrait sans laisser le temps de dire ouf. Émue par cette petite bête si angélique, la belle alezane se demandait comment des animaux si beaux et fragiles pouvaient vivre dans un milieu si dangereux et imprévisible que l'était Falöna Synaë. Sans doute leur petite taille leur permettait-elle de devenir des as de la cachette. Cette pensée la fit sourire. Elle aussi se cachait souvent, par peur et non par jeu. Son sourire s'estompa. Pourquoi Pandore s'acharnait-elle autant sur leurs misérables carcasses ? Soupir. Bien qu'elle était encore jeune, Gayrfressa était déjà las de cette vie répétitive. Peur, fuite, pleurs. Tout cela tournait en boucle pour donner au final une triste existence dépourvue d'assurance. Son regard, posé sur le papillon, perdit de son éclat. Si seulement elle pouvait la vaincre cette peur qui la tourmentait jours et nuit, sans relâche. Ah, si seulement cela pouvait être possible. De l'espoir, elle en manquait cruellement.

Peur, fuite, pleurs. Peur, fuite, pleurs. Encore et toujours. La cuivrée serait à jamais pourchassée par ces sombres personnages qui se délectaient de sa terreur à chaque fois que leurs chemins croisaient le sien. Étrangement, cela ne semblait jamais se terminer. À peine remise, une nouvelle épreuve l'attendait. Tout s’enchaînait si vite qu'elle n'en voyait plus passer le temps. L'envie de sourire lui passerait certainement si rien ne changeait.
Se doutait-elle que sa journée, banale d'apparence, serait des plus mouvementées ? Sans doute que non. Perdue dans ses pensées, la jument ne faisait attention à se qui l'entourait. L'arrivée de l'étalon bai brun, elle ne l'avait même pas sentie. La menace cachée entre les arbres, guettant le parfait moment pour se délecter d'elle, elle était bien loin de se douter de sa présence. Ni de celle de la Reine elle aussi en retrait, qui hésitait à les rejoindre. Quant à la démoniaque qui les observait, elle et l'étalon, plus loin dans l'eau, elle ne pouvait l'avoir repéré. La présence de celle qu'elle avait rencontré plus tôt au champs des morts, elle l'ignorait tout autant. Complètement perdue dans sa bulle, plus rien ne semblait l'intéresser autre que cet innocent être dont la vie s'arrêterait très prochainement.

Une oreille en arrière, puis l'autre. La douce fronça les sourcils, croyant avoir entendu quelqu'un parler. C'était impossible, elle était seule. Tournant légèrement la tête pour vérifier, elle tomba nez à nez avec deux merveilleux yeux bleus comme le ciel en plein jour, la faisant de se fait sursauter à moitié. Face à tant d'originalité, elle faillit oublier qu'ils appartenaient à un autre équidé. Gênée, elle esquissa un sourire peu convainquant. Finalement, elle n'était pas seule. Cela ne la dérangeait pas, bien au contraire. Voir du monde lui rappelait qu'elle n'était pas seule parmi les partisans de la félonne. D'ailleurs, elle ne se l'était pas demandé mais si cet inconnu, bien que charmant, n'était pas de son côté ? Elle l'observa un instant. Il ne paraissait pas bien méchant mais par précaution, elle garderait en tête qu'au moindre doute, elle partirait au grand galop. Tiens, elle se rappela qu'il serait bien de dire quelque chose. Elle était vraiment à l'ouest.

_ Vous aussi vous venez profiter des premiers rayons de soleil ?

En bougeant, elle avait dérangé la papillon qui avait donc décidé de prendre son envol. Gayrfressa l'observa s'éloigner, désolée de n'avoir été qu'un piètre gîte de repos. Son regard tomba ensuite sur une silhouette dorée, pataugeant elle aussi dans l'eau. La bonne mémoire de la jument lui faisait se rappeler aisément de tous ceux qu'elle rencontrait. Elle reconnu facilement l'isabelle, rencontrée peu de temps avant. Bien qu'elle se souvenait parfaitement que leur rencontre avait été marquée d'une nouvelle entrevue avec la Banshee, elle n'avait pas oublié que la Dame était fort sympathique. Contente, elle s'était redressée, portant son encolure dans une attitude plus noble. Son regard voyageait de l'étalon à l'autre jument. Que faire ? Rester ou la rejoindre ? Sans doute avait-elle été reconnue, elle attendrait donc.

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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mer 8 Juil - 0:06

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Ca y est, elle l'avait enfin remarqué. Il pu enfin mieux l'apercevoir et plonger son regard dans le sien. Ses petits yeux craintifs amusait le jeune étalon qui avait pu remarquer qu'il avait su troublé la jument de par ses yeux, encore une fois. Puis la papillon prit son envole, il le regarda s'éloigner lui aussi, affichant un léger sourire. Il ne ressentait pas de joie particulière, juste de la tranquillité. Plutôt beaucoup. Puis il le regarda de nouveau. Il décida d'être amical, voir affectif avec elle, pour ne pas dire légèrement courtois. Il gonfla sa poitrine afin d'absorber une grande quantité d'air, préparant son meilleur jeux d'acteur. Un grand sourire chaleureux s'afficha sous son regard azur.

Et quel fut ma surprise en vous voyant ! Vous êtes très joli.

Il secoua son échine et fit claquer sa queue dans les airs puis il releva le cou afin de porter sa tête bien haute et, dans un souffle, se permit de fixer la jument, encore et encore. Ses crins tombaient avec harmonie le long de son encolure ainsi que sur son chanfrein, voilant quelque peu la liste ronde qui ornait sa tête ainsi que l'un de ses yeux.

Il avait sentit la présence de plusieurs chevaux aux alentours, notamment celle de PearlQueen. Un pincement au bout du nez lui rappela leur dernière rencontre. Il eut un sourire amusé accompagner d'un clignement d'yeux. Les autres êtres lui était inconnues mais il parvint à sentir une odeur agréable qui se mêlait à celle de la jument qui lui faisait face. Une autre jument ? Son odeur était différente de celle de Pearl, bien plus douce, moins hargneuse. Mais elle était également différente de l'alezane qui se trouvait près de lui. Une odeur plus forte. Texas n'y faisait plus tellement attention, tous ses sens dirigés vers celle qu'il avait abordé.

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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mer 8 Juil - 10:24

Hannibal [PNJ]
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Hannibal observait avec attention les deux chevaux qui pataugeaient dans l'eau et semblaient faire connaissance. A priori, ils ne s'étaient jamais rencontré auparavant. La bref tension dans le corps de la jument lui indiqua qu'elle faisait face à un parfait inconnu.
L'Alpha se lassa bien vite de les regarder : autre chose venait de titiller sa curiosité vorace. Une odeur sucré, se mélangeant au parfum boisé de la forêt. Une jument, et non loin d'ici.

Hannibal jeta un bref coup d’œil sur la plage, le temps d’apercevoir approcher une tâche noire à quelques centaines de mètre des deux équidés dans l'eau. De l'autre côté s'approchait une Rhönin qu'il connaissait bien, Pandore ayant beaucoup parlé d'elle aux Alphas. Il s'agissait d'une jument isabelle, assez âgée, du nom de Mada. Bizarrement, ces dernières années, elle n'avait pas pris une ride. Pourtant, avec l'âge qu'elle devait avoir, elle aurait dû trépasser il y avait bien longtemps... Hannibal se demandait bien qu'elle sorte de magie pouvait la protéger des dégâts du temps.
Le précieux démon se retira dans l'ombre des arbres, et décida de s'approcher de la jument qui se trouvait, comme lui, tapie sous les feuillages.

Son palais le guida, alors qu'il décomposait toutes les senteurs du parfum que portait l'inconnue. Entre les arbres, il aperçut une silhouette cuivrée. Apparemment, elle l'avait remarqué et l'observait. Hannibal ne lui en tint pas rigueur : il avait bien fait la même chose.
L'étalon se déplaça jusque près d'elle. Avec les arbres, lui parler à une distance plus que respectueuse s'avérerait compliqué. Hannibal aimant regarder les autres en face, lorsqu'il leur adressait la parole, par politesse, il ne s'arrêta qu'une fois à ses côtés. Il fit bien attention au langage corporel de la jument, et au changement dans son odeur pour guetter une montée d'hormone le mettant sur la piste d'une gêne quelconque.

L'Alpha observa le point de vue de l'alezane sur la plage. D'ici, elle pouvait aisément observer les autres chevaux s'ébattre sur le sable et dans la mer. Il reporta son attention sur elle, et tournant la tête pour la saluer, dressa ses fines oreilles sur le haut de son crâne.

- Je vous souhaite le bonjour, Dame.

Il glissa son regard sur la plage et observa les autres chevaux.
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mer 8 Juil - 19:41

Pearlqueen
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Mais le silence allait être bien vite rompu, une autre personne était ici aussi... Ce n'est pas possible, c'est une véritable émeute ici ou quoi ? Trop de monde, je n'aime pas quand il y a trop de monde. Cela fait trop de personne à qui parler, trop de personne à faire semblant. Enfin, je me comprend. Et puis pourquoi je devrais faire semblant. Je n'ai qu'a être moi même, et peu importe ce que cela en coûte. De toute façon la seule chose que j'ai à perdre c'est ma vie. Donc pourquoi pas jouer avec la mort et la vie.

Je tourna ma tête vers la nouvelle arrivante, une jument isabelle, qui ne semblait pas toute jeune. Je ne les jamais rencontré, encore une vielle sage qui ce cache pour juste raconter les histoires aux petits poulains...

"Soupir"

Rien d'amusant... Mais le vent avait changé de sens et venait m'apporter de nouvelles informations, un étalon et une jument... Un pandorian et une inconnue.... Cette odeur musquée je la connais, je l'ai déjà sentie lors de la naissance d'Haltae. Un petit sourire s'affiche, et bien peut être que cette journée ne va pas être aussi ennuyeuse. Je crois qu'il ce nomme Hannibal mais je n'en suis point sur, ce moment avait été si beau et si dur pour moi....
Bon je me lance, dans quel direction je vais... Vers la dorée, ou bien aller enquiquiner Texas pendant son plan de drague...
Mes membres se lèvent un à un et vont droit sur les deux chevaux qui était en train de discuter...
Mes yeux de braise ne lache pas du regard l'étalon au yeux d'azur... Je vais droit dessus, en une fraction de seconde je passe à coté de lui et prononce juste :

-Encore en train de draguer celui là...

Bon je ne savais même pas si il faisait ça a tout le monde mais a le regarder ce comporter cela tapé à l'oeil... Je tourne légèrement la tête dans la direction du Pandoran caché dans la forêt pour observé si il venait par ici remuer un peu le popotin de tout ce petit monde. Ou bien est ce qu'il restera avec la jument à l'odeur si particulière à nous observer comme des bêtes en cage...
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Dim 16 Aoû - 11:27

Rashieka
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Et l'alezane ne cessait de les observer. Comme un enfant contemple émerveillée des bêtes sauvages et inconnues au travers des barreaux de leurs prisons. Elle les regarda se rencontrer, se juger. Les prunelles acérées de la Dame passaient sans cesse de l'un à l'autre des protagonistes, admirant leurs jeux si bien rodés. Ce jeu qu'elle avait depuis si longtemps abandonné au profit de la solitude. Et fascinée, l'Acajou les regardait évoluer, déclamant à merveille leurs textes. Ce texte qu'elle avait elle-même oublié, à force de se murer derrière les hauts troncs de ses chères forêts. Celui de la comédie sociale. Ce jeu périlleux où chacun se mettait en scène tels que les autres souhaitait les voir, cachant leurs défauts et leurs peurs. Leurs aspirations et leurs douleurs. Ne restait alors plus que le rôle. Celui de l'innocente dépourvue de la moindre once de noirceur en ce qui concernait l'alezane. Celui du jeune séducteur que rien n'effrayait pour le bai. Oui tous affectaient un rôle. Tous se montraient sous un profil bien déterminé. Mais comment douter que la Brune, si venimeuse en apparence, n'avait pas un jour fait preuve de douceur ? Comment seulement croire que la sage isabelle ployant sous le poids de ses années n'avait pas un jour fait preuve d’inconséquence ? Personne. Et pourtant, ils continuaient leurs comédie. Ce stupide jeu de dupe.

Et pourtant, Rashieka brûlait de les rejoindre. De sortir de l'ombre et de sentir enfin les caresses insolentes du Soleil sur sa peau. Ses jambes lui brûlait de s'envoler vers eux, de prendre à nouveau part à ce jeu d'illusion. Mais voilà, quelques chose la retenait. Une émotion que la Reine n'avait jamais ressentie. Un étau que la Sans-Royaume ne connaissait que trop bien. La peur. Sa fierté toute royale avait beau se cabrer face à cette révélation, elle n'en demeurait pas moins vraie. Peur. L'orgueilleuse Dame avait peur. Peur de se sentir lésée, elle que l'on avait toujours respectée. Peur, de mesurer tout ce qu'elle avait perdue. Peur, surtout, de ne pas savoir comment se comporter. Là se situait le vrai nœud du problème. Car à l'image de la Sage ou du Don Juan, Rashieka avait son propre rôle. Celui de la Reine d'Emeraude. Cette partition, la Rousse la connaissait par cœur. Elle l'avait tant jouer au cours des années ! Se montrer froide, noble, distinguée. Cacher la moindre de ses émotions. Renier la peur et le doute. Dissimuler aux yeux de tous ses peines pour ne garder qu'une image lisse et parfaite : celle de la Reine que tous respectaient. C'était son rôle. Son unique repère lui permettant d'évoluer parmi ses semblables. Or ce rôle, la Dame ne pouvait plus le jouer. Les notes s'étaient effacées. Les répliques étaient devenues illisibles à force d'outrages. Et Rashieka ne savait pas, ne savait plus, comment se comporter. C'était simple : elle ne savait plus qui elle était.

Alors elle les observait. Ces quatre mortels sur qui elle aurait un jour pu régner et qui la dominait maintenant par leurs supériorités. Elle les regardait, buvant leurs gestes et leurs paroles. S'accrochant aux moindres détails dans l'espoir de trouver un indice, un signe qui lui dicterait la conduite à suivre. Mais rien ne la satisfaisait. Alors elle observait, en oubliant même la présence de l'étalon à la fragrance si particulière...

Inconnu qui ne manqua pas de se rappeler à son bon souvenir. « Je vous souhaite le bonjour, Dame. » La Louve dût qu'à ses nombreuses années passées à dissimuler ses émotions de réprimer un violent sursaut. Elle avait tant était absorber par la scène se déroulant sous ses yeux qu'elle n'avait guère plus prêté attention à l'étranger. Ignorant royalement son cœur battant la chamade, la Dame effaça en un éclair toute marque de surprise de son visage. C'est avec des traits parfaitement impassible que l'Alezane se tourna vers son interlocuteur, notant au passage la proximité presque indécente de son corps altier.  Néanmoins la Dame se résolut à ne point lui en tenir rigueur. En effet, alors même qu'elle pensait ne plus jamais recevoir d'égards dû à son rang, le mâle lui avait présenter le plus probant des démentis. Et ces mots, ces quelques mots, agirent comme un baume sur sa vanité blessée, sur sa nostalgie des temps passés. Il lui semblait remonter le temps. Revenir à l'époque bénie où gardes, altesses et chevaliers s'adressaient à elle en ces termes. Et, alors même qu'elle ne pensait plus jamais le rejouer, la Sans-Royaume retrouva son rôle chéri de noble Dame. L'alezane se fendit alors d'une gracieuse révérence mille fois exécutée avant de répondre d'une voix délicate. « Monsieur. ». En un instant tout lui revînt. L'étiquette, la courtoisie, l'art de la conversation... Tout absolument tout. Aussi reprît-elle, parfaitement à l'aise «  C'est un plaisir de rencontrer en ce pays des personnes aussi courtoise. Les usages se font rares de nos jours. » L'image de l'étalon crème lui revînrent alors en mémoire. Certes, la Dame était bien plus à l'aise avec un être aussi courtois que le bai plutôt qu'avec ce rustre !


Dernière édition par Rashieka le Dim 3 Jan - 15:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Sam 26 Sep - 17:55

Mada
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« C'est souvent en compagnie des êtres avec qui l'on pense le moins apprendre qu'on apprend le plus. » de François Gervais

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Que faire ? C'était la question qui trottait dans la tête de la Dame Dorée. Que devait-elle faire, là maintenant, tout de suite ? Alors qu'elle avait les sabots quelque peu enfoncés dans la mer, que les douces vagues caressaient ses membres endoloris par la vieillesse, que le soleil gagnait toujours plus de hauteur dans le ciel bleu, que les nuages s'allongeaient dans l'azure infini et que tous les chevaux présents en ce lieu avait senti sa présence. Il était certainement déjà trop tard pour reculer, fuir jusqu'à ce que la solitude soit à une poignée de main. Elle avait l'habitude du monde quand ils se réunissaient entre Rhönins. Mais participer à une conversation qui pouvait être des plus banales, normales,  lui semblait bien difficile.

A ce moment-là, elle ne savait pas ce qu'elle désirait vraiment. Rejoindre le petit groupe ? Ou garder ses distances ? Elle ressentait un léger malaise qui la faisait froncer les sourcils et plisser des yeux. Finissant par lui décrocher un frisson qui lui parcourait désagréablement sa colonne vertébrale. Son regard restait posé sur le petit groupe. Il y avait ce visage quelque peu familier qui semblait peut-être l'attendre. Cette demoiselle peu sûre d'elle. Qui pourtant gardait, en cet instant, bonne allure. Mais cet étalon lui était étranger. Nul doute qu'il était fraîchement arrivé sur les terres de la Félonne. Et elle. La noire qui s'approchait des deux chevaux. Bien qu'elle ne la connaissait pas personnellement. Elle avait déjà entendu parler de ses exploits.  

La jument en soupirait d’agacement en y repensant. Quelle idiote ! Elle prenait une grande inspiration en gonflant ses poumons d’air pure de la plage. Elle baissait lentement la tête et son regard se posait là où elle se trouvait. C’est-à-dire les sabots dans l’eau. Bougeant doucement un membre antérieur, elle soulevait une légère poignée de sable qui, emporté par le mouvement de l’eau, revenait se poser au fond  de la mer. La Dorée venait d’un pays de désert infini où les caravanes rêvent et flânent, où pendant le sommeil les serpents ensorcellent. Ses oreilles frétillèrent. Voilà. Elle avait dû être ensorcelée par une vipère en n’en devenant une aussi. Secouant la tête en chassant toute pensée plus déplaisante.

Finalement. La jument reprenait sa marche dans la mer, pour apaiser la douleur dans ses vieux membres rouillés par les années. Les folies de la jeunesse étaient si loin et devenait que flou dans l’esprit de la Dorée. Des souvenirs lointains. Si lointain qu’elle venait parfois à se demander si c’était bien les siens. Si c’était bien ses souvenirs ou s’ils appartenaient à une autre. Les jours noirs gagnaient sur le moral de la Dame. Bien qu’elle gardait toujours l’espoir, les questions persistaient. Ils étaient encore bien trop peu nombreux pour faire face à la Déesse. Elle ressentait un grand poids sur ses épaules. Elle devenait une simple coquille d’émotion sombre. Lentement elle se rapprochait du petit groupe de chevaux.

La jument sombre passait à côté des deux chevaux en se lançant dans le dialogue. Et une nouvelle fois la Doyenne s'arrêtait non loin d'eux. Les oreilles dressées sur son crâne. Il semblerait qu'ils discutaillaient et elle ne souhaitait pas les interrompre en coupant net la conversation. Doucement  l'Isabelle levait et baissait l'un de ses antérieurs. Pour continuer d'exercer une pression de l'eau sur ce dernier. Ses yeux attirés par le mouvement de l'eau, elle faisait moins attention aux brides de mots qu'elle captait avec ses oreilles. Son regard glissait sur la mer avant de se poser sur l'horizon. Tout aussi lointain que ses souvenirs. Aussi inatteignable. Condamnés.  La Dame Dorée fermait les paupières.  

______________________





Quand la douceur d'une sucette calme les maux. :
 

C'est en regardant le ciel que j'ai compris que je n'étais rien. :
 

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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mer 11 Nov - 21:41

Gayrfressa
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Et la vue de la Dame Dorée la poussa inévitablement dans ses souvenirs. La blanche immondice refaisait surface et son être, enfin apaisé après une longue lutte intérieure, se revoyait face à la terreur. Si l'on lui avait demandé de qualifié ces événements, elle n'aurait guère réussi à trouver les mots adéquats tant il lui était complexe d'analyser ses ressentis. La Demoiselle ne pouvait repenser à ce qu'elle avait vécu ce jour là sans se laisser assaillir par ses sentiments. La pauvre Dame Dorée n'y pouvait rien, bien que l'alezane l'appréciait, il lui était impossible de ne point repenser à la Blanche. Il en était ainsi, et pas autrement. Gayrfressa serait toujours marquée profondément par ses expériences. Et plus particulièrement par les mauvaises.

Ainsi ne prêta-t-elle pas la moindre attention au charmant inconnu, pauvre de lui. Ni plus à la sombre jument s'approchant d'eux. La douce Caramelle venait de figer son regard sur l'isabelle, un peu plus loin immobile. Bien que son cœur s'affolait alors que cette robe étincelante lui rappelait une expérience peu agréable, il lui fallait se décider à passer au-dessus de cela. Mais, voyant la Dame arrêtée, elle crut qu'elle aussi se souvenait fort bien de leur aventure. Craignait-elle que cela se reproduise si elles venaient à se revoir ? Craignait-elle d'interrompre leur conversation, que l'alezane ne suivait déjà plus ? Elle n'en savait rien. Cependant il y avait quelque chose qu'elle savait. De loin, elle préférait la voir près d'elle plutôt que de rester seule avec les deux inconnus. D'autant plus que la noiraude ne semblait guère aimable. Semblant avoir vexé l'étalon, ce dernier se retira. La Demoiselle lui jeta un bref regard, bien trop préoccupée par cette jument qu'elle connaissait.

Que faire ? La Caramelle l'ignorait. Il y avait beaucoup de choses que la Caramelle ignorait. En particulier ces deux paires d'yeux au loin, cachées. Hésitante, elle laissa aller son regard de la Dame à l'inconnue. S'entendraient-elles ? Elle l'ignorait. Se connaissaient-elles ? Elle en doutait. Prenant une profonde inspiration, non sans vérifier qu'aucune Apparition rôdait autour d'eux, elle fit trois pas vers la Dorée. Gayrfressa n'avait rien oublié. Sa mémoire la poussait à l'hésitation. Était-ce une bonne chose que de la revoir ? Elle l'ignorait aussi. Pourtant, il y avait bien des fois où il lui fallait mettre de côté ses craintes, ne serait-ce qu'un tout petit instant. Et ce fut ce qu'elle fit, pour une fois.

Se voulant rayonnante, afin de masquer ses inquiétudes, elle s'adressa à la Dame. « Vous pouvez approcher vous savez. » Puis elle tourna de nouveau la tête vers la plus foncée. « Pardonnez mon impolitesse. Mon nom est Gayrfressa. » Voici de retour l’insouciante et polie Demoiselle, décoincée par son initiative et rassurée. Si l'inconnue leur voulait du mal, elle l’ignorait. Mais une chose lui semblait sûre, elle n'avait rien à craindre de la Dorée, pas plus que cette dernière n'avait à la craindre. Intriguée, et sans doute dans le fond quelque peu inquiète, elle fixait désormais la brune. Qui était-elle ? Elle l'ignorait.

______________________


Une citation pour la route accompagnée d'une Fraise-sucette:
 
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Jeu 12 Nov - 19:08

Hannibal [PNJ]
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Elle sentait le luxe et la luxure. Le parfum enivrant de conte de reines et de rois, de chevaliers et de pays lointains dont on entendrait les chansons, rimant de légendes, sans en connaître l'exacte localisation. Un de ces pays dont on nie l'existence, dont on ignore les secrets. Un de ces pays qui meurent avec leur peuple et dont on n'entend plus jamais parler. Elle semblait sortir d'une histoire pleines de rebondissements, de jeux de pouvoir et de sentiments laissés sur place. Elle était pleine de sa culture, inconnue à tous, mais empreint d'une importance sans nom. Comme si on l'avait arrachée à un livre. Elle vivait encore dans les mots dépeints sur les pages blanches, comme si elle se refusait à tirer un trait sur tout ça.
Dans un sens, il trouvait cela pathétique. Peu aurait perçu la faiblesse qu'il distinguait nettement en elle. Elle refusait d'avancer. De tourner la page sur un passé dont elle ne reverrait jamais ne serait-ce que la surface. Elle fuyait la réalité. Elle était prisonnière, elle n'était plus princesse, ou reine. Elle n'était plus rien. Elle était prisonnière parmi les prisonniers. Elle était redevenue une mortelle parmi les mortels. Avait-elle touché le ciel, alors qu'elle se pavanait en affichant son titre somptueux devant les autres ? Elle devait se sentir si misérable à présent. Elle devait se sentir terriblement sale, de rôder parmi les ombres, et les ombres, de Falöna Synaë.

Oh, il se doutait bien de la façon dont il faudrait la manipuler, pour avoir cette demoiselle à sa botte. Et ce n'était ni drôle ni intéressant. C'était d'une simplicité ennuyante à mourir. Il fallait simplement la caresser dans le sens du poil et nourrir ses rêves égarés. Lui faire croire et penser, que sa vie d'antan, elle pouvait la revoir ici, à travers les mots et les gestes des autres. La faire se penser importante à ses yeux. L'enfermer dans ses propres souvenirs de la cour, des gestes démesurés et contrôlés, des révérences polies, des joutes verbales, des serments de fidélité. Pendant un instant, Hannibal détourna son regard d'elle, se demandant s'il perdait son temps à lui parler. Il observa les autres chevaux sur la plage, puis reporta enfin son attention sur la dame de cuivre.

- Il n'est pas difficile de pardonner les impolitesses, damoiselle. Lorsque vous n'êtes pas certain de vivre demain, vous oubliez très vite les dires ourlés et les formules qui caressent l'ouïe.

Vivait-elle encore dans son royaume, entourée de ses sujets envieux de sa position, admirant sa beauté et sa prestance, murmurant à son passage et s'écartant pour lui laisser un chemin tout tracé vers son trône ? Avait-elle seulement déjà rencontré une apparition ? Avait-elle seulement déjà pris conscience du danger constant de mort imminente qui la guettait à chaque instant ici ?
Elle n'était plus reine, ni princesse, ni quoi que ce soit d'autres, qu'elle fut il y a un temps. Elle n'était ni plus ni moins qu'une survivante parmi les autres, aussi gracieuse et polie soit-elle. Qu'elle parle bien en face d'un spectre de Pandore ne changerait rien à son destin : elle se ferait dévorer. Avait-elle seulement conscience que sur cette terre, seuls ses capacités physiques et sa volonté pouvaient la sauver ?

Hannibal darda ses prunelles sombres et profondes sur le visage de cette Dame venue d'ailleurs. Il était curieux de creuser d'avantage sous ce minois angélique, qui laissait pourtant apparaître un caractère bien trempée. Les princesses, ou les reines, étaient des spécimens amusants tout de même. Bien que très vite ennuyants pour le précieux Alpha. Il pouvait bien gaspiller un peu de temps à titiller les souvenirs riches de la demoiselle, ou à s'attirer ses foudres.
Il ne la craignait pas.
Il se demandait même si elle valait la peine qu'il la laisse en vie.

- Vous sentez-vous de rejoindre les rustres qui s'ébattent joyeusement comme des idiots sur la plage, ou vous semblent-ils bien trop grotesques pour votre rang ?

Un fin sourire étira ses lèvres brunes alors qu'il lui adressait un regard empli de moquerie et de malice. La toucher dans son orgueil, tel était le but de cette petite pique. Rien de bien méchant en soit. Il désirait seulement s'amuser un peu.
Le Cannibale se faufila doucement entre les arbres, en direction de la plage et du groupe de mortels juste en bas. Il apparut à la lisière de la forêt et s'y arrêta. Bien visible aux yeux des autres, il tourna sa fine encolure vers la Dame de cuivre. Il l'attendait poliment.
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Ven 13 Nov - 13:01

Pearlqueen
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Et voilà, il est faible encore et encore. Un lâche, encore un de plus sur ces terres. Secouant la tête de nonchalance j'étais désespérée de voir des êtres si faible, sans aucune répartie... Tristesse. Mes prunelles obscures ce pose sur la jument dorée, elle n'avait pas l'air d'avoir envie de nous rejoindre, mais cela se voyait qu'elle nous écoutait d'une oreille discrète. Ce n'est pas grave qu'elle reste là où elle est car celle qui est à côté de moi semble être une personnalité tout à fait intéressante. Dans son regard, une lueur de crainte, elle dégage d'elle de la  peur constante. Comment ne pas avoir peur ici sur les terres de la Déesse, c'est un sentiment tout à fait normal. Mais pas chez moi la seule peur que j'ai ai de plus voir mon Amour. Sparow le chasseur d'âme, si puissant et si ensorcelant. Qu'il m'avait ensorcelée, moi la Dame de Pique et prétendante d'Hadès... Il me manque de plus en plus, et le Mal s'installe petit à petit encore un peu plus. Obscurcissant mes pensées et mon cœur, non loin de l'explosion, mais ce n'est pas pour aujourd'hui. Ce n'était pas aujourd'hui encore que j'allais craquer laissant couler les larmes de deuil et de la douleur, non j'avais encore l'espoir de le revoir.

Mais ce n'était pas le moment de repenser à cela, j’efface donc toute ces pensées de ma tête et posa mon masque sur mon visage, quand l’insouciante ce met a parler pour faire venir la dorée, s'excuse et ce présente... Gayrfressa... Tel est le nom de l'alezane, petit nom de fée si gentille... S'amuser, tel était le mot du jour, un « faux » sourire s'affiche sur le coin de mes lèvres avant de rajouter :

-Enchanté de vous rencontrer, Gayrfressa. Et cette Dame, vous la connaissez ?

L'air de rien, faisant la gentille je commence à me fondre dans la conversation, je ne me présente pas pour le moment, gardant e mystère. Attendre le moment parfait pour s'amuser, pour montrer son vrai visage et lancé des piques bien placés, pour blesser et briser ! Brûlé à petit feu le reste de la confiance en elle qui lui reste, elle ne sera plus que poussière, plus qu'une coquille vide. Une moins que rien...
Quand soudainement à la lisière de la forêt, l'étalon bai apparaît, celui qui nous observe depuis plusieurs minutes du haut de son piédestal avec une inconnue qui elle est encore caché dans l'ombre des arbres. On va enfin s'amuser, Sparrow m'a raconté beaucoup de chose sur ce dernier. Beau parleur, utilisant les bon mots dans certains jours, cannibale dans les plus mauvais. Un être très intéressant. J'ai hâte de faire sa rencontre personnellement, il dégage de lui une prestance incroyable, mais c'est pour mieux refermé le piège sur vous. Hannibal le seigneur....
Mon regard ce pose sur l'apollon, tout en prononçant :

-Nous avons de la compagnie...

Un petit éclair de malice passe dans mon regard en cet instant, toujours en ne quittant pas des yeux le mâle. Il vaut mieux ne pas le quitter des yeux après tout c'est l'être le plus dangereux de cet endroit, les autres jument ne sont que de simple pion sans intérêt.
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Ven 13 Nov - 22:01

Soif de Lumière
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Soif de Lumière se dirigeait vers la plage azur. C’était un lieu qu’il connaissait peu, il ne l’avait jamais particulièrement attiré mais il savait que son père aimait ce lieu et il avait envie de le découvrir un peu plus. Il galopait, un galop rapide, souple quasiment aérien, comme la plus part de ces allures. Il portait son masque de glace qui cachait ses pensés les plus profondes avec perfections. Depuis quelque temps, il pensait au Papillon… Il ne savait plus quoi faire, il se demandait si Il vivait encore ou si Il était mort. Plus le temps passait, moins la petite jument noire et blanche se faisait précise dans son esprit, seul ces yeux restait toujours les mêmes et il les retenait du mieux possible. Si Soif  avait bien voulu le reconnaître, il aurait du avouer que le Papillon avait joué le rôle du premier amour, celui qui vous transporte, vous fait voler et quand il s’arrête, vous coupent les ailes, et des fois, l’atterrissage est difficile, même très douloureux. Mais Lum’ ne le reconnaîtrait jamais qu’il avait été amoureux et l’était peut-être toujours.

L’étalon accéléra légèrement, se laissant griser par la course. Il ne voulait pas penser au Papillon, tout cela le rendait trop sensible à son gout mais il n’était pas le fils de ses parents pour rien même si il s’était construit en grand parti son caractère seul. Soif s’élança au dessus un obstacle  qui lui barrait la route, il adorait sentir ses muscles répondent à la moindre des ces sollicitations, jouer sous sa robe. Cela lui donnait une impression de force qu’il aimait énormément.

Un léger sourire perça son masque mais disparut aussi vite qu’il était né. Soif n’aimait plus tellement sourire, a part pour les êtres qui lui était cher. Maintenant, il se contentait de son sourire froid, faux qu’il utilisait pour se moquer des autres. Soif avait découvert que les sourires pouvaient êtres des armes. Un sourire d’une jolie jument pouvait désarmer un étalon et un sourire séducteur d’un étalon pouvait faire ladite jument. Soif n’avait jamais appris à jouer avec ces sourires. Il préférait ceux qui étaient méprisant, moqueur… Ceux là, il les maniait à la perfection, sachant lequel pouvait faire réagir un tel alors qu’un autre laisserait un tel indifférent. Soif adorait voir les autres s’énerver alors que lui restait parfaitement calme, c’était encore plus agaçant. Un léger ricanement échappa de ses lèvres.

Plusieurs odeurs vinrent lui chatouiller les naseaux. Il sentait deux, voire trois juments et un étalon. Il n’aimait pas l’odeur de l’étalon, elle lui rappelait quelque chose mais il n’était pas sur. Il aurait fait demi-tour si il n’avait pas été trop proche pour que les autres équidés puissent aussi le sentir. Il passa au pas, toujours rapide et souple. Soif allait lentement que quand il mangeait. On est un morfale où on ne l’est pas. Il arriva sur les plages et s’aperçut qu’il avait raison, un étalon, deux juments qu’il pouvait voir et une dans l’ombre
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Lun 28 Déc - 13:57

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Rash ?
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mer 30 Déc - 19:21

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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Dim 3 Jan - 19:37

Rashieka
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Le monde avait basculé, ce jour là. Rashieka s'en souvenait parfaitement. De ce jour là. L'apocalyspe. La furie du ciel. La férocité du volcan. La colère des océans. Les grondements de la terre. Et la foudre. Et la lave. Et le sang. Les forêts en feu. Les hurlements. L'odeur de la peur qui empoissaient l'air. Le sang. La terreur. La mort. Les corps tombant dans les crevasses. Les corps happés par des raz-de-marées. Les corps brûlés. Les corps déchiquetés. Les corps. Les hurlements. Le sang. La mort. Les corps. Tout ces corps. Tellement de corps qu'elle n'avait pu tous les compter. Des gens qu'elle avait aimé. Des gens qu'elle avait protégé. Des gens qu'elle avait admiré. Des gens qu'elle avait détesté. Mort. Tous. Sans exception. Elle s'en souvenait, comme si c'était hier, de ce jour là. Du sang entachant la neige des montagne. De l'océan cramoisi. De son monde en ruine. De ses sabots foulant les ruines de ses rêves brisés. De la brise écoeurante, poisseuse de sang. De la détresse qui l'avait envahit. Elle n'avait jamais compris pourquoi les dieux l'avaient épargnée. Elle n'avait jamais compris, comment elle avait survécût. Le fracas des arbres s'écroulant, gémissant sous les langues de feu hurlaient encore dans ses oreilles. La fumée lui piquait toujours les yeux. L'odeur de la mort s'insinuaient toujours dans ses narines. La chaleur destructrice de la lave chauffait toujours son pelage roussi. Le monde avait basculé ce jour là. L'univers s'était arrêté de tourné. Et elle avec.

C'était une étrange sensation. De voir la vie continuer. De voir les saisons défiler, quand vous restez accrocher à votre passé. Elle aurait aimé, la Sans-Royaume. Elle aurait tant aimé se défaire de ses chaînes. Tourner la page. Oublier. Avancer enfin. Mais elle n'y parvenait pas. Elle se tenait là. Droite et fière et noble. Indestructible. Parfaite image de la monarchie. Mais elle était brisée, la Reine d'Emeraude. Elle n'était plus rien, l'Amazone. Et elle se terrait, à la lisière du monde, au fond de ses bois, drapée dans les souvenirs émaillée de son glorieux passé. Elle revivait chaque instant. Les rondes des gardes. Les rencontres au clair-de-lune, en cachette. Les danses aux bords de la rivières. Les courbettes. Les robes luisantes des chevaliers. Leurs sourires éclatant, digne des princes charmants. Elle vivait dans un été perpétuel, couleur sépia. Et pendant ce temps, la vie continuait. Les feuilles de l'automne rencontraient les griffes de l'hiver. Le monde tournait. Parfait manège. Mais elle ne le suivait pas. Elle le regardait tourner, sans elle. Son engrenage était coincé. Le disque était rayé. Elle était hors du monde. Elle n'y avait plus sa place. Cela faisait deux ans. Deux ans qu'elle se noyait dans ses souvenirs. Qu'elle s'en enivrait. Qu'elle s'empoisonnait de leurs venin. Pour ne pas penser. Pour ne pas avancer. Car tout pas en avant était tout simplement impossible. Et elle ne comprenait toujours pas, pourquoi les dieux l'avait épargnée.

En cet instant encore, la Dame observait la marche du monde, impuissante. Rashieka regardait les chevaux se rencontrer, leurs destin s'entrelaçant sans même qu'ils le sachent. Elle les observait se parler, se confronter. Une irrépressible envie des les rejoindre la taraudait toujours. Mais elle ne bougeait pas. Le monde était un manège, qui tournait sans elle. Il allait trop vite. Beaucoup trop vite pour elle. Elle le savait. C'était comme d'essayer de monter dans une attraction en cours de route. Impossible. Et dangereux. Terriblement dangereux. Alors elle demeurait là, à la lisière du monde. Se cachant derrière son rôle de Reine. Jouissant de l'attitude exquise du bai, qui lui faisait revivre les temps oubliés. Ne serait-ce que pour un temps. Un temps trop court.

« Il n'est pas difficile de pardonner les impolitesses, damoiselle. Lorsque vous n'êtes pas certain de vivre demain, vous oubliez très vite les dires ourlés et les formules qui caressent l'ouïe. »

Et qu'en était-il de ceux, dont la vie s'éternise. Dont la vie s'est brutalement brisée, un beau jour d'été pareil à celui-ci ? Que faisait-il de ceux, dont les jours s'allongent inexorablement. Pour qui les heures s'étirent à l'infini entre ennui et regret ? Que faisait-il de ceux, pour qui la vie avait perdue tout attraits ? Que faisait-il d'elle ? Elle qui s'était accrochée à l'espoir de revoir Nami. Qui avait fait de sa quête son radeau de sauvetage, celui qui la ramènerait à la vie. Ce radeau, cet espoir, qui avait chaviré lorsqu'elle avait enfin compris qu'elle ne reverrait plus Nami de sa vie ? « Je ne suis pas de ceux là » rétorqua-t-elle, plus pour elle que pour lui. Totalement impassible. L'amertume, la tristesse qu'abritait son cœur ne filtra pas dans ses paroles. Des années de parfaite maîtrise de son expression ne pouvaient s'envoler en quelques instants.

Il suffit pourtant d'un geste. D'un seul geste du bai, pour troubler la Louve. Pour faire tomber, le temps d'une fraction de seconde, son masque de glace. L'étalon s'était avancé. Il avait franchit la frontière. Cette frontière qu'elle ne franchirait sans doute plus jamais. Maintenant que toute raison de le faire avait disparu. Et la jument le regarda, avec stupeur. Les mots moqueurs de l'étalon ne parvinrent pas même à l'offusquer, tant la perspective de quitter la sombre forêt la statufiait. C'est moi qui suis grotesque, voilà ce que son cœur hurlait. Son cœur, cet idiot, qui battait la chamade dans sa poitrine alors que la perspective de faire un pas en avant faisait frémir ses membres. La dame se mordît les lèvres indécises. Le monde était un manège. Qui tournait, tournait, tournait. Mais sans elle. Depuis plus de deux ans. Et il allait trop vite. Beaucoup trop vite. Elle ne pouvait plus le rattraper. C'était impossible. C'était dangereux. Terriblement dangereux. Et pourtant, pourtant elle en mourrait d'envie. Un pas. Il lui suffirait d'un pas. Un tout petit pas. Oui mais elle avait peur. De quoi, elle l'ignorait. C'était stupide. Mais elle avait peur, et tant pis si cela devait blesser son orgueil. Avancer. Ne pas avancer. La jument ne savait que faire. Son regard se posa sur le sable. Ce sable blanc, qui semblait si chaud. Et qui l'appelait. Puis ce dernier glissa sur la silhouette lointaine des chevaux, sur l'océan. Et enfin, sur l'étalon bai. Qui l'observait. Qui l'attendait. Poliment. Elle ne pouvait tout simplement pas le contredire. Elle ne pouvait lui avouer qu'elle avait peur. Et d'ailleurs, que craignait-elle ?Elle était Rashieka, la Dame d'Emeraude, souveraine de la forêt de Jade. Et elle ignorait ce qu'était la peur. Jadis nul n'osait la défier, et il en serait toujours de même. Qu'importe si elle devait défier la marche du monde elle-même ! Sur ce sursaut d'orgueil, l'acajou leva l'antérieur et apparût en pleine lumière. Plus royale que jamais.
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MessageSujet: Re: • Laissons la vie nous guider - LIBRE   Mar 16 Fév - 11:26

Samaël
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